ORGANISATION ET ENCADREMENT POUR DES GROUPES DE PERSONNES DES MISSIONS SUR LE TERRAIN 

agriculteurs

                Rencontre avec les agriculteurs

Objectif de la rencontre :

  1. Sensibilisation à la gestion rationnelle de l’eau, ressource rare et vitale dans les zones oasiennes
  2. Renforcement des capacités des agriculteurs locaux en matière d’agriculture durable.
  3. Préservation de l’écosystème oasien, souvent menacé par la désertification, le changement climatique et la surexploitation des ressources naturelles.
  4. Promotion de pratiques agricoles résilientes (agroécologie, lutte contre les parasites naturellement, utilisation d’engrais organiques).
  5. Renforcement des coopératives agricoles locales et appui à la commercialisation des produits du terroir (dattes, plantes médicinales, henné, etc.)

Activités menées lors de la rencontre :

  1. Organisation des ateliers de formation sur les techniques d’irrigation goutte-à-goutte, compostage, et les rotations des cultures, etc.
  2. Organisation des sessions de sensibilisation sur les enjeux climatiques, la dégradation des sols, la biodiversité oasienne.
  3. Organisation des rencontres participatives : échanges entre agriculteurs, experts, membres de l’association et représentants des autorités locales.
  4. Visites de terrain pour évaluer les pratiques actuelles et proposer des solutions adaptées.
KSART

                             Les ksour

Sur le volet social, Les ksours fonctionnaient sur un modèle de vie communautaire et solidaire. Les décisions étaient souvent prises par des conseils de sages (jamaâ). L’eau, provenant de sources ou des khettarats (canaux souterrains), était gérée collectivement, selon un système de rotation équitable. Présence d’un chef coutumier ou représentant de la communauté (Amghare). Le ksar était aussi un lieu de mémoires collectives, de rituels religieux, de fêtes locales (moussem), etc.

Les ksours (ou ksar au singulier) des oasis du Maroc représentent un patrimoine architectural, historique et social majeur du sud marocain, notamment dans les régions comme Drâa-Tafilalet, Tata, Zagora, et Errachidia. Les ksours sont construits en terre crue (pisé ou adobe), matériau abondant, économique et adapté au climat désertique. Utilisation de bois de palmier-dattier ou de tamaris pour les linteaux et charpentes. Les murs sont épais pour isoler thermiquement la fraîcheur en été et la chaleur en hiver.

Sur le volet architecture, un ksar est une structure fortifiée souvent entourée de murailles avec tours de guet et portes monumentales. L’intérieur comprend un labyrinthe de ruelles, maisons, places, parfois une mosquée, un grenier collectif (agadir), les ksars étaient conçus pour résister aux attaques de tribus rivales ou de pillards.

Les habitants vivaient de l’agriculture oasienne (dattiers, céréales, luzerne, henné), de l’élevage, de l’artisanat (tissage, poterie, bijouterie), et parfois du commerce caravanier. Les femmes jouaient un rôle clé dans l’économie domestique et la transmission culturelle.

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                             La vie des nomades

  • Langue : majoritairement le tamazight, parfois l’arabe hassani ou dialectal.
  • Transmission orale des savoirs, contes, poésie (ahidous, alal, amarg).
  • Forte spiritualité : pratiques religieuses islamiques mêlées à des rites traditionnels.
  • Fêtes tribales et rassemblements (moussem, mariage nomade).

Les nomades du Maroc sont des populations pastorales qui se déplacent avec leurs troupeaux à la recherche de pâturages et d’eau. On les trouve principalement dans les zones présahariennes et sahariennes du Sud-Est marocain : Régions de Zagora, Errachidia, Tata, Guelmim, Figuig, Tafilalet. Leurs déplacements se font autour des oasis, qui jouent un rôle vital dans leur survie. L’activité principale des nomades est l’élevage de chèvres, moutons, dromadaires. Leur déplacement selon les saisons (transhumance) : du désert aux montagnes ou aux plaines selon les pluies. Sur le volet Habitat et vie quotidienne, ils habitent des tentes en laine de chèvre (khaïma), faciles à monter et démonter, adaptées à la chaleur. Les femmes s’occupaient de la cuisine, soin des enfants, tissage, gestion du camp. Les repas sont essentiellement fait du couscous, lait, dattes, pain cuit dans le sable ou sur tajine en terre cuite.

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Rencontre avec les coopératives (apiculture, artisanat, élevages,…)

Activités et formats d’intervention

L’association organise des ateliers interactifs, des formations et des campagnes de sensibilisation à destination de divers publics (agriculteurs, membres de coopératives, associations locales, élèves, femmes et jeunes). Ces actions portent sur des thématiques clés telles que : L’adaptation aux changements climatiques, la gestion durable de l’eau, la prévention des incendies, la protection de la biodiversité oasienne.

Objectifs des rencontres

  • Renforcer la résilience des territoires oasiens face au changement climatique, en informant les acteurs locaux sur ses effets concrets tels que l’érosion des sols, le stress hydrique ou encore les vents violents.
  • Prévenir les incendies dans les oasis en menant des actions de sensibilisation sur leurs causes, en formant aux bons réflexes d’intervention, et en dotant les coopératives d’équipements (des Kits) spécifiques pour lutter efficacement contre ces risques.
  • Mettre en valeur les savoirs et savoir-faire traditionnels liés à la préservation des écosystèmes oasiens : techniques ancestrales de gestion de l’eau (khettara), artisanat local (tissage, poterie), écotourisme, etc. Ces pratiques sont intégrées et reconnues dans des projets comme les APAC (aires du patrimoine autochtone et communautaire).
  • Accompagner la structuration des dynamiques locales, en soutenant les coopératives, les organisations communautaires traditionnelles, les groupements d’intérêt économique (GIE) et les initiatives portées par les femmes.
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Evénement scientifiques et sortie guidée par un expert des oasis 

Objectifs des sorties guidées

  1. Informer et sensibiliser les participants à la richesse et à la fragilité des écosystèmes oasiens, notamment face aux effets du changement climatique (stress hydrique, érosion, désertification).
  2. Valoriser les savoirs traditionnels de gestion de l’eau et de préservation du patrimoine (khettaras, barrages traditionnels, pratiques agricoles durables).
  3. Renforcer le dialogue entre experts, chercheurs, acteurs locaux et jeunes autour des enjeux environnementaux et du développement durable des oasis.
  4. Appuyer l’apprentissage par l’expérience directe, en observant des initiatives locales exemplaires.

Activités lors des sorties guidées et événements scientifiques

  • Visites de terrain accompagnées par des experts oasiens, portant sur : les systèmes traditionnels de captage et de distribution de l’eau (khettaras, seguia, sources communautaires), des projets pilotes tels que la station de traitement des eaux usées à Taltfraout, les digues de protection à Aït El Farsi, projet SuLaMo à Goulmima,
  • Événements scientifiques intégrés aux sorties, comprenant :

Rencontres thématiques avec des chercheurs nationaux et internationaux sur la biodiversité, l’eau, les risques naturels, les énergies renouvelables, Échanges entre experts, universitaires et habitants des oasis sur les bonnes pratiques de conservation et les défis à venir, Ateliers de réflexion et de plaidoyer pour la protection des oasis, organisés dans le cadre de rencontres comme la Rencontre scientifique internationale de novembre 2023 à Errachidia, ISMO, …etc

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            Rencontre des communautés locales

Les rencontres prennent plusieurs formes adaptées aux différents publics : Des formations pratiques : Techniques de gestion durable de l’eau (réhabilitation des khettaras, collecte des eaux grises, irrigation raisonnée).

Les rencontres organisées par l’AOFEP permettent de renforcer la conscience environnementale, de mobiliser les savoirs locaux et de co-construire des solutions durables avec la population. Elles créent un lien fort entre science, culture et participation citoyenne au service de la résilience des oasis marocaines.

  1. Informer et sensibiliser la population locale sur les enjeux environnementaux touchant les oasis : changements climatiques, gestion de l’eau, désertification, incendies, perte de biodiversité.
  2. Renforcer les capacités des acteurs locaux (coopératives, femmes, jeunes, agriculteurs, associations) à travers la formation et le partage de bonnes pratiques durables.
  3. Préserver les savoir-faire traditionnels et les valoriser comme leviers de résilience : khettaras, artisanat, agriculture écologique, écotourisme.
  4. Favoriser la participation communautaire dans les projets de développement et de protection du patrimoine naturel et culturel oasien.

 Biodiversité oasienne et conservation des espèces locales. Des échanges communautaires et transmission de savoirs : Valorisation des pratiques ancestrales dans des projets comme les APAC (Aires du Patrimoine Autochtone et Communautaire), partage d’expériences entre coopératives, GIE, femmes rurales, et jeunes leaders

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                     La biodiversité Oasienne

Au niveau des oasis on distingue 03 étages bioclimatiques :  Ce système est un savoir-faire ancien et intelligent, transmis par les habitants des oasis depuis des siècles. Il montre comment les gens ont appris à vivre en harmonie avec la nature, même dans des milieux difficiles.

Premier étage, Ce sont les plus grands arbres des oasis.
Ils forment une
canopée qui protège les autres plantes du soleil fort.
Ils donnent des
dattes, un fruit essentiel pour les habitants, (: les palmiers-dattiers)

Deuxième étage : Sous les palmiers, on trouve des grenadiers, figuiers, oliviers, abricotiers, etc. Ils aiment la lumière mais ont aussi besoin d’un peu d’ombre.
Ces arbres fournissent des fruits et de l’ombre aux cultures plus basses, les arbres fruitiers)

Troisième étage : Tout en bas, on cultive des plantes comme : Luzerne (pour nourrir les animaux), Menthe, coriandre, henné, Légumes comme les oignons ou les tomates. (les cultures basses). Ces plantes profitent de l’ombre et de l’humidité gardée par les étages supérieurs. 

La biodiversité oasienne est à la fois riche, fragile et profondément liée à la culture locale. Elle constitue un patrimoine naturel unique à préserver face aux défis climatiques et humains. Sa sauvegarde passe par l’intégration des savoirs ancestraux, l’éducation environnementale, et la gestion participative des ressources naturelles.

GRAVURE

                                 Gravure et Archéologie

Un patrimoine historique et culturel d’exception

Les gravures rupestres et les sites archéologiques des oasis sont une mémoire vivante du Sahara ancien. Ils constituent un patrimoine exceptionnel, à la fois historique, culturel, et touristique. Leur préservation est essentielle pour transmettre cette richesse aux générations futures et renforcer le tourisme durable dans les régions oasiennes du Maroc.

Les gravures rupestres sont des dessins d’animaux (éléphants, girafes, rhinocéros, antilopes, autruches), des symboles et figures humaines (silhouettes stylisées, danses rituelles, signes géométriques), gravés sur des roches par des populations préhistoriques, datant de 5 000 à plus de 10 000 ans. On les trouve dans plusieurs sites oasiens.

Elles révèlent des changements climatiques majeurs : zones désertiques qui étaient autrefois verdoyantes ou témoignent de l’ancienneté des populations humaines dans les oasis, bien avant l’arrivée des civilisations berbères et arabo-musulmanes. Les gravures ont une importance touristique, culturel et scientifique, (permettent de développer un écotourisme responsable, autour des thèmes : Histoire préhistorique, Patrimoine saharien, Rencontre avec les communautés locales).

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                Systèmes ingénieux de l’agriculture (Khettarat)

Plusieurs associations locales, comme l’AOFEP à Tinjdad, Errachidia, mènent des actions pour : Sensibiliser les jeunes à ce patrimoine technique, Restaurer et réhabiliter des khettaras traditionnelles, Intégrer les khettaras dans des parcours écotouristiques ou des projets APAC (Aires du Patrimoine Autochtone et Communautaire), Promouvoir la gestion collective et équitable de l’eau.

Les khettaras sont d’anciens systèmes d’irrigation souterrains, inventés pour capter et acheminer l’eau sans pompe, sans énergie moderne, uniquement grâce à la gravité.
Elles sont particulièrement présentes dans les régions oasiennes du sud-est marocain,

Les khettaras sont un exemple impressionnant de l’ingéniosité des anciens habitants des oasis, qui ont su s’adapter à un climat aride en utilisant des solutions durables. Préserver ces systèmes, c’est protéger un patrimoine technique, culturel et écologique unique, encore très utile face aux défis du changement climatique. Ce système évite l’évaporation excessive de l’eau, très importante en climat désertique

Leur gestion et fonctionnement repose sur l’intelligence collective, elles sont gérées par la communauté oasienne le groupement ethnique (la jamaa).

Malgré leur efficacité, les khettaras sont en déclin à cause de :

  • L’usage de pompes motorisées, plus rapides mais souvent non durables.
  • La baisse du niveau des nappes phréatiques, liée à la sécheresse et au changement climatique.
  • Le désintérêt des jeunes générations, car leur entretien est difficile et manuel.
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Géologie et paysages naturels

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Les mesures pour lutter contre la désertification

2. Gestion durable de l’eau : a/ Réhabilitation des khettaras pour l’irrigation gravitaire et la recharge naturelle des nappes, b/ Installation de systèmes de goutte-à-goutte dans les palmeraies, c/ Sensibilisation des agriculteurs à la bonne gestion de l’eau

Lutte contre la désertification dans les oasis du (Maroc)

Les oasis de Ferkla (Ferkla El Oulia et Ferkla Es-Soufla) en particulier et du sud-est du Maroc en général font face à une avancée rapide de la désertification, due à la sécheresse, à la surexploitation des ressources naturelles et au réchauffement climatique. La dégradation de la couverture végétale, l’épuisement de l’eau, l’érosion des sols et des Pratiques agricoles non durables (monocultures, labours profonds) menacent les conditions de vie des populations locales. Les mesures mises en place pour lutter contre la désertification sont :

1. Protection des sols et reboisement : a/ Plantation de ceintures vertes autour des oasis avec des espèces résistantes (tamaris, acacia, palmier dattier), b/ Stabilisation des dunes de sable avec des palissades en branches de palmier et des filets anti-sable, c/ Promotion de l’agroforesterie oasienne (association arbres-cultures).

3. Préservation de la biodiversité oasienne : a/ Valorisation des variétés locales de palmiers dattiers, b/ Sauvegarde des savoirs traditionnels liés à l’eau, aux semences, aux cycles lunaires, c/ Promotion de l’écotourisme et des aires du patrimoine autochtone communautaire (APAC).

4. Sensibilisation et éducation environnementale : a/ Organisation d’ateliers pour les femmes, jeunes et élèves sur la résilience climatique, b/ Partenariats entre associations locales (ex. AOFEP) et organismes comme l’ANDZOA, la FAO, et des ONG internationales, c/ Implication des coopératives locales dans la gestion des ressources.

LES BONNES PRATIQUES 

Dans le cadre du projet « Gestion adaptative et suivi des écosystèmes oasiens au Maghreb », l’AOFEP (en tant que représentant RADDO au Maroc) et l’ANDZOA ont identifié, capitalisé et diffusé des bonnes pratiques socio-environnementales adaptées aux oasis du sud-est marocain. L’objectif est de renforcer la gestion durable de l’eau, des ressources naturelles, la gouvernance locale et la valorisation des filières, en s’appuyant sur un processus validé par la FAO

Les étapes du processus du choix des BP repose sur : 1/ Recensement et capitalisation :plus de 60 fiches sur des pratiques locales ont été collectées (coûts, techniques, impact social et environnemental), 2/ Sélection nationale : le 30 octobre 2019 à Errachidia, 10 pratiques jugées les plus efficaces ont été retenues avec l’appui d’ANDZOA, FAO et partenaires, 3/ Validation régionale : les 17 et 18 décembre à Zarzis (Tunisie), atelier FAO/ANDZOA/RADDO.

Thématiques et bonnes pratiques principales : 1/ Gouvernance locale : Implication directe des communautés dans la gestion de l’eau (exemple de Tighfert), développement de chartes oasiennes (dialogues politiques, principes de durabilité), 2/ Gestion de l’eau : restauration et entretien des khettaras, systèmes gravitaires traditionnels, organisation communautaire de la répartition de l’eau. 3/ Valorisation des produits oasiens : mise en avant de productions locales (dattes, huiles, plantes médicinales) via des coopératives et projets touristiques participatifs. 4/ Gestion des ressources naturelles : conservation des semences locales et des variétés traditionnelles, Agroécosystèmes oasiens : jardins botaniques, techniques d’irrigation innovantes

Grâce à la capitalisation des savoir-faire, à la validation scientifique et à la reconnaissance internationale, ces bonnes pratiques constituent désormais un référentiel solide pour une gestion durable des oasis au Maroc, avec un potentiel de réplication dans toute la région du Maghreb.

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Gestion des ressources hydriques

Dans les oasis du sud-est marocain, l’eau n’est pas qu’une ressource : c’est un bien commun vital, géré de manière collective depuis des siècles grâce à des institutions sociales traditionnelles, comme la Jmaa (assemblée communautaire) ou les groupements ethniques tribaux.

La Jmaa est une institution locale composée des représentants des familles ou des lignages. Elle a un rôle central dans la gestion de l’eau :

La Jmaa est une institution locale composée des représentants des familles ou des lignages. Elle a un rôle central dans la gestion de l’eau :

 

Les fonctions principales de la Jamaa sont : Attribuer les parts d’eau à chaque famille selon « l’orf » (coutume), Organiser le tour d’eau (noba) : un système précis qui détermine les horaires d’arrosage, Décider des travaux d’entretien de la khettara (dégagement des galeries, réparations), Résoudre les conflits d’usage (litiges sur le vol d’eau, irrégularités…), Nommer un ou plusieurs “Amghar “ (gardiens de l’eau), responsables de l’application des règles. La gestion de l’eau repose sur des règles ancestrales appelées “L3orf”, transmises oralement ou parfois écrites. Elles régissent : La priorité d’accès à l’eau en période de sécheresse, les sanctions en cas de non-respect du tour d’eau, les obligations d’entretien collectif (travail communautaire ou “touiza”).

Conférences, forum, ateliers, débats dîner  avec les acteurs locaux/animation par des expers 

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Conférences, forum, ateliers, débats avec les acteurs locaux

LES ANIMATIONS ARTISTIQUES 

SOIREE

Célébration du noivel ans Amazigh

le Nouvel An Amazigh, célébré le 14 janvier de chaque année, trouve ses racines dans l’ancien calendrier agricole amazigh, basé sur les cycles naturels et les saisons,

La soirée culturelle a été organisé dans le but de valoriser et de célébrer l’héritage culturel amazigh, en rassemblant divers acteurs locaux et régionaux. Notre activité se veut être un moment de partage et d’échange entre divers acteurs locaux dont les jeunes et vise à sensibiliser surtout ces derniers sur l’importance de préserver et valoriser leur patrimoine millénaire. L’évènement sera marqué en plus des échanges culturels par la cérémonie qui accompagne le plat phare de la soirée qui est le couscous aux sept légumes qui symbolise l’abondance, la diversité et l’unité de la population locale.

Le programme contient en plus des activités artistiques (poésie, tamadiazte, bahbi, …etc, une table ronde sur l’origine et la signification du Nouvel An Amazigh « Idd Sougass », son lien avec l’agriculture et les cycles naturels, ainsi que son importance dans la préservation de l’identité amazighe. 

Un moment de partage et de convivialité a été organisé autour de la préparation et de la dégustation d’un couscous traditionnel à sept légumes, confectionné avec soin par des femmes oasiennes selon des recettes transmises de génération en génération. Chaque plat contenait un noyau de datte, un symbole chargé de sens, notamment pour ceux qui avaient la chance de le découvrir. Selon la tradition, les personnes qui trouvent ce noyau sont considérées comme les chanceuses de l’année amazighe. Ce plat emblématique, riche en saveurs et en symboles, a été unanimement apprécié par les participants, mettant en lumière l’expertise culinaire amazighe et renforçant les liens de camaraderie entre tous.

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Evénement culturel dans les oasis (folklore dans les oasis, rencontre des poètes  amazigh, Chants, amazighs, 

L’AOFEP accorde également une grande importance à la poésie amazighe, en organisant régulièrement des rencontres de poètes, appelés imdyazen. Ces événements mettent en lumière le “Izlan”, une forme poétique chantée qui exprime avec force et émotion des thèmes liés à l’identité, à l’amour, à la nature, ou encore à la résistance culturelle. Ces moments de partage permettent non seulement de préserver la langue amazighe, mais aussi de transmettre les savoirs oraux aux jeunes générations.

L’Association des Oasis de Ferkla pour l’Environnement et le Patrimoine (AOFEP) joue un rôle fondamental dans la valorisation du patrimoine culturel amazigh au sein des oasis de Ferkla, dans le sud-est marocain. Dans le cadre de ses initiatives, l’association organise régulièrement des activités folkloriques et culturelles, impliquant particulièrement les jeunes du Club ODD (Objectifs du Développement Durable). Ces jeunes, engagés pour la préservation de leur culture et de leur environnement, participent activement à des manifestations artistiques et patrimoniales qui permettent de perpétuer les traditions orales amazighes.

Parmi les animations phares proposées, on retrouve :

  • Des représentations de danses folkloriques traditionnelles, telles que :
    • Ahidous : une danse collective amazighe, symbolisant la cohésion sociale et exécutée en cercle au rythme des tambourins.
    • Bahbi et Ouatta : des formes musicales et chorégraphiques locales qui illustrent la richesse et la diversité des expressions culturelles propres aux oasis du sud-est.

Le tout s’inscrit dans un cadre festif et éducatif qui comprend : 1/ Des expositions mettant en valeur l’artisanat traditionnel, les objets du quotidien des oasis, les outils agricoles ancestraux ou les habits amazighs ; 2/ Des spectacles vivants incluant chants, danses et théâtre amazigh ; 3/ Des conférences et tables rondes animées par des chercheurs, écrivains et artistes autour de la culture amazighe, de la préservation de l’environnement oasien, et des enjeux de développement durable.

Par cette diversité d’initiatives, l’AOFEP agit à la fois comme gardien du patrimoine immatériel amazigh et comme moteur de sensibilisation des jeunes aux valeurs culturelles et écologiques, en parfaite harmonie avec les Objectifs du Développement Durable.

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Campus des jeunes

Les activités réalisées pendant le campus:

  1. Formations et Ateliers
  • Éducation à l’environnement oasien : gestion de l’eau, agriculture durable, biodiversité locale.
  • Ateliers sur les Objectifs de Développement Durable (ODD).
  • Introduction à la citoyenneté active et à l’entrepreneuriat solidaire. Formation à la communication, prise de parole, animation associative.

Le Campus des jeunes à Ferkla est une initiative éducative, culturelle et environnementale qui s’inscrit dans les efforts de développement durable et de valorisation du patrimoine local. Organisé généralement par des associations locales comme l’AOFEP (Association des Oasis de Ferkla pour l’Environnement et le Patrimoine), en partenariat avec d’autres ONG ou institutions éducatives, ce campus vise à former, sensibiliser et autonomiser les jeunes de la région et d’ailleurs.

Le Campus des Jeunes à Ferkla a pour objectifs de : 1/ Renforcer les compétences des jeunes en matière de développement durable, d’écologie oasienne, de culture amazighe et de citoyenneté active, 2/ Créer un espace d’échange entre jeunes d’horizons divers, autour des questions de patrimoine, d’environnement, d’art et de culture, 3/ Sensibiliser à la préservation des oasis et à l’importance de l’engagement local, 4/ Favoriser l’expression artistique et culturelle à travers des ateliers et spectacles.

Impact et rayonnement

  • Le campus a permis de former plusieurs générations de jeunes leaders sensibles aux problématiques environnementales et culturelles.
  • Il a contribué à redynamiser les initiatives locales, notamment dans les domaines de l’écotourisme, de l’artisanat et de l’éducation non formelle.
  • Il joue un rôle de pont entre traditions et modernité, entre local et global.

2. Activités culturelles et patrimoniales: a / Soirées folkloriques : Ahidous, Izlan, contes et poésie amazighe, b/ Rencontres avec des poètes et artistes locaux, c/ Visites de sites patrimoniaux oasiens, de la palmeraie, de l’ancien ksar, d/ Ateliers de calligraphie, artisanat, peinture traditionnelle.

3. Échanges et leadership: a/ Tables rondes et débats entre jeunes autour de thématiques locales et globales (climat, migration, patrimoine…), b/ Partages d’expériences entre jeunes leaders associatifs, c/ Création de mini-projets collectifs à impact local.