Descriptifs

La superficie totale des oasis marocaine est de 107.324 Km² et constitue donc 15% de la superficie nationale (710 850 km²). L’espace oasien compte plus de 1.6 millions d’habitants, soit plus de  5,3% de la population du pays (29840 hab)(RGPH 2004).

La densité par SAU dépasse les 700 hab/ha. ……2% d’espaces est cultivé et 98% d’espaces est désertique. La taille moyenne de la SAU par exploitation varie entre 0.15 et 1.5 ha avec une moyenne de 0,32 ha pour l’ensemble de la zone oasienne

Actuellement ce territoire connait des investissements colossaux en agriculture moderne ( zone d’extension, ou extensions des oasis, ou fermes modernes).

Selon les études et résultats disponibles, quatre secteurs constituent les grands axes de l’économie des oasis, ce sont i) l’agriculture, ii) l’artisanat, iii) les mines et, iiii) le tourisme.

A noter que la population locale est dans sa majorité vulnérable à cause de la marginalisation, de la pauvreté, l’ignorance et de l’analphabétisme.

L’ensemble de ces difficultés n’a pas aidé à créer une dynamique économique digne de ces milieux qui étaient autrefois des un carrefour commercial incontournable (caravanes qui vont de Sijilmassa à Tombouctou).

Ce territoire se trouve toujours et encore soumis à des contraintes liées à des taux élevés d’analphabétisme, au faible niveau de formation de base (abondons scolaire important et plusieurs élèves ne terminent plus le cycle primaire d’étude), faible qualification professionnelle, manque et/ou peu d’innovation en matière de systèmes de production et de stratégies de mise en marché des produits agricoles, etc.

Un grand problème réside aussi dans le manque terrible en techniciens qualifiés notamment dans les domaines des énergies renouvelables et aussi de l’agriculture moderne (qualification en matière de gestion de l’eau, utilisation efficientes de l’eau en agriculture, limitation du gaspillage de l’eau dans les canalisations, conservation des semences locales, modes de valorisation des ressources naturelles en générale et endémique en particulier, produits de terroirs, etc..).

Le capital social dans les oasis est devenu très faible et se distingue par un faible niveau de gouvernance locale (à l’inverse complètement du passé de ces zones)  qui limite les actions associatives et les possibilités des dynamiques économiques collectives dans le sens que les associations et les coopératives créées jusqu’à présent, n’arrivent pas à atteindre une dimension économique suffisante et influente.

L’état des lieux montre aussi que ces zones sont marquées par des flux migratoires, certes depuis l’antiquité, mais plus importantes ces dernières décennies (migrations massives des zones rurales vers les centres péri urbains et urbains et vers l’étranger.

La répartition de la population dans ces oasis  est contrôlée essentiellement par la disponibilité de l’eau. En effet cette eau est fournie aux oasis par les montagnes de l’Anti Atlas (AA) mais et surtout par le Haut Atlas (HA).

Depuis l’antiquité, l’Homme a pu habiter au voisinage de l’eau, comme le montre les occupations humaines qui se répartissent tout au long des rivières, les oueds, les sources, les khettarats, etc….

L’Homme a occupé donc des territoires diversifiés de l’amont en aval depuis bien longtemps et cela explique les ksour qui longent les points d’eau. On y trouve des pierres taillées du paléolithique et des gravures rupestres du Néolithique et des ruines proto et historiques.